Troisième titre de la célèbre
série Guild Wars, Nightfall surpasse encore ses prédécesseurs qui avaient déjà
conquis le cœur de plus de trois millions de joueurs. Petit rappel : Guild Wars est un jeu
massivement multi joueurs mais contrairement à la plupart des MMORPG sur le
marché, Guild Wars se joue sans abonnement. Vous acquérez le jeu, l’installez et miracle : pas besoin d’insérer
de numéro de carte de crédit ou d’acheter une carte prépayée, vous pouvez y
jouer tant que vous le désirez jusqu’à plus soif ! Autre particularité, Guild Wars Nightfall est
un « stand alone ». Derrière
ce nom barbare se cache un concept des plus intéressant : chaque opus de
la série se suffit à lui-même. A
nouveau, nul besoin d’acheter le premier et toutes les extensions pour pouvoir
profiter pleinement du jeu et du monde. Chaque volume est un jeu en soit et proposera l’exploration d’un nouveau
continent. Bien sûr si vous possédez les
deux autres vous pourrez passer d’un continent à l’autre et visiter le monde
extraordinairement riche de Guild Wars.
Et c’est là encore une autre particularité du jeu : la richesse du scénario. Contrairement à Wow ou à la plupart des jeux onlines, Guild Wars propose un véritable scénario. Certes les petites quêtes secondaires existent mais elles sont beaucoup plus scénarisées. Ici, pas de missions répétitives du type « aller tuer 20 monstres de tel type » mais plutôt des tâches scénarisées qui plongent doucement dans la trame du jeu. Celle-ci évoluera par les quêtes principales que vous accomplirez et qui feront avancer le scénario. Entrecoupée de cinématiques très bien faites, vous vous retrouvez plongé directement au cœur d’une histoire passionnante dont les tenants et les aboutissants sont clairs et dont le suspense et les retournements de situation sont bien amenés. Après quelques dizaines d’heures de jeu, vous terminerez le scénario et aurez le fin mot de l’histoire.
En conclusion, Guild Wars est prenant mais on a plus envie de continuer à jouer pour vivre la suite de l’histoire que pour continuer une course à l’objet stérile. Il y a d’ailleurs beaucoup moins d’objets dans Guild Wars et ceux-ci sont automatiquement attribués par l’ordinateur, ce qui évite les sempiternelles discussions (et disputes) inhérentes au partage du butin.
Vous éprouverez alors la satisfaction qu’on connaît après un bon livre ou un bon film sans compter que vous l’aurez partagé avec d’autres. Il ne vous restera plus alors qu’à participer au combat de Guildes, opposant les joueurs entre eux dans des arènes redoutables et d’essayer de vous qualifier pour le championnat international qui a lieu en permanence, ce qui est déjà un jeu en soi.
Le secret des concepteurs réside dans le fait que toutes les zones, mis à part les villes, sont instanciées. Autrement dit, inutile d’espérer croiser un autre joueur au détour du chemin dans les bois ou de tomber par hasard sur un autre groupe. Ne vous accompagneront que ceux qui vous auront rejoint au départ de la ville. Ceci peut déstabiliser les habitués des jeux en ligne car le côté « réalisme » en prend un coup. Néanmoins, si on se met dans l’esprit que les concepteurs ont plus axé sur le côté ludique que sur le côté « vie alternative », Guild War devient un très bon jeu, très fun et très agréable pour vivre l’histoire avec une bande d’amis à qui on aura fixé rendez-vous à un moment de la semaine.
Dans cet ordre d’idée, il faut signaler la possibilité d’engager des mercenaires et des héros pnj que l’on pourra équiper et à qui on pourra donner des ordres. Par conséquent, plus besoin d’attendre de longues minutes la constitution d’un groupe, vous pourrez toujours combler les vides par des pnj.
D’un point de
vue technique, Guild War se prend en main facilement et est parmi les plus beaux
jeux du moment. Loin des graphismes
« cartoons » d’un Wow, Guild War (qui par ailleurs a été conçu par
des transfuges de l’équipe de Blizzard) mise plutôt sur un dessin réaliste
d’une beauté stupéfiante. Le moteur mis
au point par les concepteurs du jeu en fait également un jeu d’une fluidité
extraordinaire tournant sans problème sur des machines plus anciennes (Win
98/2000/ME/XP, PIII 1 GHz, 512 Mo de RAM, carte 3D 64 Mo (Radeon 8500, GeForce
3 Ti).




