Enfin ! Le jeu que tous les
fanatiques de stratégie et d’histoire attendaient impatiemment est arrivé, le
fabuleutissime Médiéval Total War, deuxième du nom. Alors qu’en est-il de ce légendaire wargame
stratégique. Créative Assembly a gardé
le même principe que ces prédécesseurs, Shogun, Médiéval I et Rome. On commence par choisir une nation. Au départ sont disponibles la France, l’Angleterre, Venise, le
Saint Empire Romain Germanique et l’Espagne. Qu’on se rassure tout de suite, la première partie achevée de nouvelles
nations vont se débloquer, au total, on aura le choix entre pas moins de
dix-sept factions différentes, parmi lesquelles l’Ecosse,la Russie, l’Egypte et les Maures.
Le contexte ? Le monde médiéval. Le jeu commence en 1080 et se termine cinq cents ans plus tard. Durant ce laps de temps, les générations se succéderont, votre arbre généalogique se remplira au gré des alliances, des morts et des naissances et vous aurez à gérer votre empire d’un point de vue économique, religieux, diplomatique et militaire.
L’économie se divise en deux parties : la gestion des villes et du commerce. Dans chacune de vos cités, vous devrez ordonner la construction de tel ou tel bâtiment qui favorisera la production de richesses (marchés, port, banques, agriculture,…), le contentement de la population (auberge, maison de plaisir ou de narguilé du côté musulman), les défenses de la ville (tours, murailles, balistes et canons) ou l’administration (chambre du conseil, chambre de justice,…). Chaque bâtiment va bien sûr orienter le développement de la cité et la population locale réagira en fonction de vos décisions. A vous d’enrichir votre empire sans négliger le divertissement ou la sécurité de votre populace sinon, elle pourrait bien se révolter et massacrer vos garnisons en place. Vos marchands devront également s’emparer des routes commerciales et des ressources présentes sur la carte mais pourront également manœuvrer afin d’envoyer la concurrence à la banqueroute.
La religion tenait une part importante dans le monde médiéval, ainsi en est-il dans le jeu. Si vous jouez du côté chrétien, vous devrez compter avec les désidératta et l’orientation politique du Pape. Celui est élu par un collège de cardinaux. Le Pape et ses cardinaux sont issus d’une nation particulière, à vous d’être assez fin politique pour placer des hommes à vous dans l’entourage du Pape et pourquoi pas, pour que celui-ci soit l’un de vos compatriotes. En effet, un Pape provenant d’une nation avec laquelle vous êtes en guerre ne vous lâchera pas d’une semelle et fera tout ce qui est en son pouvoir pour vous rappeler à vos bons devoirs de chrétien et à vous faire conclure une paix pas toujours avantageuse. Dans le cas d’un Pape qui ne vous aurait pas à la bonne, vous pourriez aussi avoir la désagréable surprise de voir débarquer les terribles inquisiteurs sur vos terres qui deviendraient alors un champ particulièrement fertile à la floraison de bûchers : vos plus fidèles ambassadeurs, évêques et généraux finiraient alors en fumée ! Dans le pire des cas, votre empire sera excommunié et des croisades de toutes l’Europe aboutirait chez vous afin de vous rappeler à l’orthodoxie. Pour éviter cela, vous allez devoir être un digne représentant de la chrétienté, faire fleurir les cathédrales, envoyer des missionnaires pour reconvertir les peuples orthodoxes, musulmans ou païens, chasser les hérétiques qui pullulent en ces temps troublés et surtout accomplir les quatre volontés de sa Sainteté. Evidemment, rien ne vous empêche de monter une armée, de descendre sur Rome et de déposer le Pape… mais attention aux conséquences.
La diplomatie se joue via les ambassadeurs que vous ne manquerez pas d’envoyer de par le monde afin de nouer contact avec les autres nations. Ainsi, vous pourrez signer des accords commerciaux, des alliances, des traités de vassalité et même donner vos filles en mariage aux seigneurs étrangers. Attention toutefois que les dites princesses ne tombent pas amoureuses, d’un autre seigneur sur le chemin, vous ne les reverrez plus jamais et l’opportunité d’alliance vous passerait sous le nez.
L’aspect militaire est l’un des moments fort du jeu. Lorsque deux armées se rencontrent, on zoome sur le champ de bataille et on se retrouve dans un environnement en trois dimension positivement superbe ! Là on peut voir nos troupes comme si on y était, les costumes sont beaux et tout à fait historiques. Chaque peuple à ses spécificités selon l’époque, depuis les huscarls anglais, en passant par les chevaliers serbes et la chevalerie gothique du Saint Empire. Plus de deux cents sortes de troupes différentes sont présentes dans le jeu. Le moment est venu, la bataille commence. Les ordres vont se donner en temps réel, en bon général vous apprendrez rapidement qu’on ne charge pas impunément un mur de piques avec des cavaliers mais qu’il vaut mieux laisser faire les épées deux mains. Les flèches volent, les coups pleuvent, chaque individu exécute des mouvements personnalisés, on a l’impression de se retrouver dans le film « Braveheart », c’est positivement magnifique et adrénalisant, un vrai régal.
Pour conclure, il faut savoir qu’en guise de cerise sur le gâteau, on peut découvrir l’Amérique et se frotter aux Aztèques.
La série « Total War » défraye à chaque fois la chronique. Une fois de plus, le titre est promis à un succès mérité pour ce jeu à la durée de vie quasi infinie, tant les parties sont à chaque fois différentes et le plaisir renouvelé.
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