Voici un article d’un ami écrivain journaliste, super doué pour les tests de jeux vidéo (c’est son boulot^^). Je voulais absolument qu’il y ait une participation masculine à ce blog ainsi il n’y a pas que les mecs qui jouent mais ils sont les bienvenus chez moi… J.
Bonjour à tous et à toutes, parmi tous les Zelda, chacun s’accorde à dire que celui-ci est le meilleur. S’il est disponible sur Gamecube, je me suis surtout attardé à tester le jeu sur l’inénarrable console Wii.
C’est vrai que la prise en main peut au début surprendre mais passé les premières heures de jeu, il devient très facile de diriger son personnage dans les féeriques décors du monde d’Hyrule. Le début du jeu est d’ailleurs assez progressif et permet de se familiariser avec les commandes et actions possible. Et lorsque vient enfin le premier combat, il est littéralement jouissif d’enchaîner les coups de taille et d’estoc devant son téléviseur et de voir Zelda suivre les mouvements simultanément et estourbir la chauve-souris vampire et les orcs dégénérés.
L’immersion est donc totale et le plaisir du jeu s’en retrouve grandit.
Graphiquement, le jeu place d’emblée la barre très haut pour la toute nouvelle console Wii.
Certes, il ne tient pas si on le compare aux réalisations cinématographiques de la PS3 mais l’intérêt de la Wii réside dans l’interactivité qu’offrent la wiimote.
Au niveau du scénario, le jeu commence assez classiquement dans une ambiance féerique. Mais très rapidement, l’ambiance va basculer et nous plonger dans un univers inquiétant et sombre. Un personnage d’anthologie fait alors son apparition, Midona, petit lutin sarcastique, cynique et calculateur qui deviendra en quelque sorte votre ange gardien forcé. Le tout nous fait évoluer dans un univers fantasmatique et très « dark » comme savent si bien le concevoir les scénaristes et les designers asiatiques.
Mais ce n’est pas tout, Link, votre personnage de base, se verra bientôt contraint de se transformer en loup. Dans la peau de ce terrible prédateur, d’autres compétences vous seront accessibles, comme par exemple pouvoir sentir et voir le monde invisible à l’aide de vos sens surdéveloppés. Sous cette forme, vous pourrez donc voir et parler aux spectres qui hantent les ruines contaminées par les forces de l’ombre, de même vous pourrez communiquer avec les animaux de la forêt et apprendre plein de choses que les humains ne savent pas et qui débloquent un tas de quêtes secondaires.
La longueur du jeu est phénoménale. Les quêtes secondaires sont multiples et variées, tellement variées qu’on ne s’en lasse jamais et qu’on sera agréablement surpris par les heures passées sans avoir le sentiment de perdre son temps dans des actions répétitives.
En conclusion, ce jeu à la fois onirique, sauvage et poétique constituera sans mal le titre fard de la Wii. On pourrait même dire que Zelda devient à la Wii, ce que Final Fantasy était à la Playstation, une référence incontestable de jeu d’aventure.
Sébastien Morgan.
