Un nouveau monde est apparu il y a quelques temps, un monde virtuel pareil au nôtre, un monde parallèle. « Second life » est ce qu’on appelle un métavers, un univers virtuel en 3D proposant une simulation de vie. C’est un monde, un pays avec ses différents quartiers, ses différentes ambiances, ses boutiques de fringues, ses discothèques à la mode, ses bars, ses casinos et ses résidents qui y louent un appartement.
L’utilisateur ou joueur est un résident qui vit là une « seconde vie », une vie virtuelle. Le résident fait du shopping pour s’acheter des fringues, sort en boîte et y drague des super nanas sexy. Il peut aussi s’acheter des gadgets rigolos pour décorer l’intérieur sophistiqué de son appart’. Et même rencontrer des recruteurs qui lui permettront de trouver un travail réel…je l’espère du moins… J
Le résident est aussi créateur, il peut acheter un lopin de terrain virtuel et l’aménager à son envie. Il peut y créer un casino virtuel qui attirera beaucoup de monde ou une discothèque pour y danser virtuellement avec les avatars des résidents. Un avatar est la représentation virtuelle du joueur dont il choisit l’apparence qu’il peut modifier à tout moment.
Le résident qui achète des terrains ou des gadgets virtuels le fait à l’aide de la monnaie locale : le linden dollar. Ceux-ci s’achètent en échange de dollars réels. A l’inverse, le joueur peut, s’il arrive à générer des revenus virtuels, les échanger contre de l’argent réel. Certains résidents sont connus pour avoir abandonné leur emploi réel et de ne vivre que de leurs revenus sur « second life ».
« Second life » est gratuit et facilement téléchargeable. En l’espace de quelques clics vous êtes connecté et vous créez votre avatar. Hop, vous plongez dans monde virtuel. Votre petit budget en poche vous permettra de vous acheter quelques gadgets et émoticones (postures, gestuelles et danses que pourra faire votre avatar) mais si vous désirez jouer au casino, il vous faudra investir dans l’achat de linden dollars.
On ne peut pas appeler cela un jeu vidéo étant donné qu’il n’y a ni point de vie, ni point d’expérience à accumuler, ni quêtes à entamer. Il n’y a rien de ce qui fait un jeu qui nous sort de la réalité mais son but est de créer des rencontres. On peut y trouver des casinos, des quartiers de prostitution, des discothèques, etc.
Tout cela est virtuel bien sûr…mais il y a aussi des lieux où seul la rencontre et le dialogue prime, des lieux non marchands. Il y a tout d’abord les plateformes politiques. Au même titre que les hommes politiques désireux d’être proche du citoyen se doivent de créer un blog, il est maintenant indispensable d’ouvrir une permanence politique sur « Second life » pour pouvoir créer le débat. Ainsi on ne peut que le constater, tout élément de la toile attire les politiques. On se souvient tous de l’émeute provoquée par la présence agressive du FN dans « Second life ».
« Second life » est un lieu de rencontre social, une sorte de chatroom 3D. Il y a des communautés qui se créent autour d’une passion commune et d’une identité forte partagée comme les gothiques, les fanas de musique celtique, les artistes, les vampires ou les wiccans.
On peut dire qu’il y a deux d’activités, les activités marchandes et les non-marchandes.
Dans le registre du non marchand, il y a les artistes peintres, les web designers et les illustrateurs qui s’affichent sur la toile et créent des expositions. Ils profitent de l’espace ouvert par « Second life » pour vendre leur toile ou leur concepts que l’on peut par la suite télécharger et le mettre en fond d’écran par exemple.
Les activités marchandes permettent de faire circuler les « linden dollars ». Comme activités très lucratives, en plus de l’immobilier virtuel, il y a la création de donjons virtuels sorte de parc d’attraction où le résident se voit attribuer des points de vie et différentes missions.
Il y a aussi des recruteurs bien réels qui y ont installés leur bureau. Ainsi il est possible de rencontrer des employeurs à la recherche de nouveaux employés en surfant sur « Second life ». C’est une nouvelle manière de postuler…
Voilà, je vous quitte, Odalys va aller chercher du travail, elle a rendez vous avec un recruteur virtuel. Le virtuel et le réel commencent à se mêler, je me sens comme Alice au pays des merveilles, j’ai bu un thé spécial et j’ai passé la porte, celle qui mène au monde invisible dans un monde imaginaire et virtuel. Et bien j’avoue, j’aime ce rêveJ.
